Le Nouvelliste, 13 septembre 2010  


Charlotte Parfois, la classe et le costard.

La Gruyère. 12 mai 2010  

Charlotte Parfois n’a pas eu de peine à convaincre les quelques spectateurs présents avec son rock déshydraté (Severe vinodans la veine d’un Tom Waits nourri au fendant).


24 heures, 15 mai 2010
 

Second acte de naissance pour le groupe valaisan Charlotte Parfois, qui calme le tempo et livre un bel album plus adulte, pariant sur des rythmiques de guitares tziganes pour rompre, en ton mineur, avec l’esprit trop enjoué de son premier disque. Dans un lexique colérique ou désabusé, on est bien loin de la Compagnie Créole. Thiéfaine traîne plutôt du côté du Facteur et de Sévère Vino. En apéro, Qu’ils se taisent règle son compte à la chanson française, comme si Charlotte Parfois récusait ses parents sans pour autant parvenir à briser son ADN.

 

Daily Rock, octobre 2010

 


Retour dans les bacs des Valaisans de Charlotte Parfois avec un troisième album surprenant tant par sa fraîcheur, que pour des arrangements musicaux qui, il faut l'avouer, sont un peu plus rock que sur les précédents. Charlotte P. raconte des histoires en français, « Bastien » qui traite avec finesse du mal-être homo qui se sent à l'étroit dans l'image qu'on lui assigne, une souffrance qui perce à travers les guitares énervées. Enervé toujours sur « Voie lactée ». Faut dire qu' il y a de quoi sur le thème des libertés individuelles! Une réflexion à la Higelin sur les déboires de l'alcool, « Sévère Vino ». Un regard désabusé, presque désespéré même si le groupe s'en défend, sur notre mode de vie, avec « Y croyez-vous ». Bref, si vous aimez sortir des sentiers battus...

Arc hebdo, 13 octobre 2010  


(...) Friande de rythmiques saturées, la formation claironne haut et fort son credo : une écriture prolifique, ironique et toujours décalée. Et le groupe prend un malin plaisir à l'exploiter par des motifs musicaux en perpétuelle évolution.

Migros magazine 1er novembre 2010  

« Merde à la chanson française ». Le ton est donné. Après ce cri de guerre, Charlotte Parfois la Valaisanne enchaîne une série de chansons traitant des pingouins, des sports d'hiver, d'une cuite sévère ou encore du facteur qui débloque d'un déclic des plaques tectoniques. Tout ça et bien plus dans « Komödie », son dernier album. « Y a des requins-marteaux qui dansent dans ma tête. » Pas d'étonnement, c'est la signature de Charlotte Parfois la farfelue que de livrer des chansons oscillant entre coups de sang, blessures à l'ego et légèreté. Beaucoup d'humour en somme, servi avec sérieux.
Vevey hebdo magazine, 20 août 2010  

(...) Le dernier, intitulé « Komôdie », illustre bien leur amour du détournement des styles musicaux et leur sens de la dérision. Rock, hip-hop, électro, trip-hop : tous les supports sont bons pour balancer leurs textes mordants et drôles à la fois. Et sur scène, ils valent le détour, et même le déplacement. Ceux qui ont assisté à leur concert du festival du Bout du monde à l'Oriental de Vevey en 2008 confirmeront !
http://www.scene-suisse.ch – 19.09.2010  


Avec « Y croyez-vous ? », qu'on peut qualifier de tube, le groupe interroge son public sur le sens de la vie. Rien que ça. « Quand on nous dit que la vie est belle / Qu'elle sera un jour éternelle / Que l'humanité est en progrès / Sincèrement y croyez-vous ? » Constat des Charlotte parfois : « Mais l'on s'accroche, comme tout le monde / On s'accroche ! » Et des sons angéliques d'orgue répondent aux plaintes désespérées du chanteur. Pour soutenir ce morceau phare, le disque contient un clip. Cela tombe bien car les cinq musiciens ont habitué leurs fans à des vidéos de qualité où des images choisies défilent en rythme sur leurs morceaux. Réalisé par Régine Boichat, celui-ci montre Patrick Fellay, Olivier Grandjean, Martial Germanier, Nicolas Bourban et Xavier Moillen qui se produisent en concert dans une atmosphère glaciale et aseptisée. Des images fortes se succèdent comme celle d'un mannequin féminin en plastique qu'on tente de reproduire en déversant à ses pieds l'eau d'un arrosoir, ou un poulet mort et déplumé tiré en laisse par une femme. C'est un étrange point de vue de notre société que revendique le groupe. Drôles les Charlotte Parfois, mais pas seulement.
Poétiques et comiques comme dans « Sévère vino » qui évoque les lendemains de soirées trop alcoolisées. « Y a des requins-marteaux qui dansent dans ma tête / J'ai des bouts de cerveau qui frappent à ma fenêtre » chante Patrick Fellay avec une interprétation de circonstance, spécialement nonchalante.
Ceux qui croyaient déjà à l'univers décalé de Charlotte Parfois devraient être satisfaits par cette « Komödie » à dominante francophone. Une surprise : la reprise d'un morceau en suisse allemand du défunt chansonnier bernois Mani Matter, qui s'éteignit au début des années septante. Cette chanson surprenante conclut le disque, comme pour justifier le titre en allemand.